Jeudi 22 janvier, à la tombée du jour, le CDI des Soubirous s’est transformé en véritable scène
littéraire. À l’occasion de l’événement national « La Nuit de la Lecture 2026 », élèves et
enseignants ont fait entendre leurs voix pour inviter les spectacteurs à découvrir les multiples
visages de la ville et de la campagne.
Cette soirée de lectures à voix haute a réuni des élèves volontaires de la 6ème à la seconde,
accompagnés de plusieurs enseignants, parmi lesquels Mickaël Chevalier et Dephine Gratusse,
professeurs documentalistes à l’initiative du projet, ainsi que Nathalie Baudry, professeure de français.
L’événement s’est tenu le jeudi 22 janvier, de 17h30 à 19h, au CDI des Soubirous, après un temps de
goûter convivial proposé aux élèves volontaires. Cet évènement littéraire permet de développer le
goût pour la lecture et de renforcer les compétences orales des élèves. Elle favorise également
l’engagement collectif, l’ouverture culturelle et le lien entre les disciplines au sein d’un projet
fédérateur.
Des voix, des textes, des mondes
Les lectures se sont succédé dans une atmosphère feutrée, propice à l’écoute et à l’évasion. Cassandre
Joule (2de3), André Cubaynes (6e2), Noé Ladeveze (3e3) et Théo Coudray (5e1) ont prêté leur voix
à des textes aussi variés que « Crin-Blanc » de R. Guillot ; l’incontournable « Le Rat de ville et le Rat
des champs » de Jean de La Fontaine ; « Le marché » d’A. Samain ; « Mon voyage à moi » de A.
Miyakoshi ; « Moi, Ota, rivière d’Hiroshima » de J-P Alègre ou encore des albums jeunesse comme
« Lune » de J. Nakamuka et « L’Arrêt de bus » de N. Wyss. Nathalie Baudry a prêté sa voix pour
donner vie à un extrait choisi de « Balzac et la petite tailleuse chinoise » de D. Sijie. Mia Ewaiss
(5e1), quant à elle, a assuré avec sérieux et efficacité la gestion logistique : accueil du public et service
lors du goûter partagé. La soirée s’est conclue avec élégance en la présence de Simon Copin,
chroniqueur radio, qui a plongé l’auditoire dans la campagne normande du XIXe siècle avec « Aux
Champs » de Guy de Maupassant.
Un décor et une mise en scène au service de l’imaginaire
Le CDI s’était métamorphosé pour l’occasion : table de bistrot rappelant la ville de la fin du XIXe
siècle, malles en osier, objets de paille, hibou perché… Chaque détail contribuait à créer une ambiance
hors du temps. Aux manettes de la lumière et du son, Mickaël Chevalier qui ponctuait chaque lecture
d’introductions sonores et de bruitages, renforçant l’immersion. Le concours d’Estelle Cagnac,
professeur d’éducation musciale, pour le prêt du matériel sonore a permis de donner un véritable
relief aux voix des lecteurs. Une malle de livres sélectionnés par Delphine Gratusse, invitait les
participants à prolonger le voyage en découvrant d’autres œuvres et univers.
Une première pierre… et déjà des projets
La soirée s’est achevée autour d’un temps d’échange convivial sur les prestations des élèves et le partage d’un généreux gâteau préparé par le cuisinier, unanimement salué. Cette première édition
pose les bases d’un événement amené à grandir : les professeurs documentalistes envisagent déjà
d’associer davantage les collègues disciplinaires afin d’intégrer la Nuit de la Lecture aux projets de
classe, en lien avec le travail de l’oral, le français, l’histoire-géographie ou même la philosophie.
En refermant les livres et en éteignant les dernières lumières, chacun est reparti avec un peu de ville,
un peu de campagne et beaucoup d’images en tête. Une chose est sûre : cette Nuit de la Lecture a
semé des graines… et elles promettent déjà de belles récoltes littéraires.
Mickael CHEVALIER